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Rentrée universitaire 2012-13 coût en hausse (2012-08-20 09:40:41) Le coût de la vie étudiante grimpe de 3,7 % pour l’année universitaire 2012-2013, soit presque le double de l’inflation, selon une enquête de l’Unef, premier syndicat étudiant, qui relève une paupérisation des étudiants, dont 73% exercent une activité salariée. De son côté Fage, deuxième organisation étudiante note une hausse de 2,6% du coût de la rentrée universitaire, soit une hausse de 50 % en 10 ans.
Parmi les principales causes, la hausse des loyers, de 10,8 % à Paris et de 2,3 % en région, la progression de 3,2 % de l’alimentation et la hausse de 4 % du prix des vêtements qui s’ajoutent à l’augmentation de 2 % des frais obligatoires (frais d’inscription, cotisation à la Sécurité sociale, prix du ticket restaurant universitaire), détaille l’Unef.
Or 80 % des étudiants ne bénéficient pas d’une bourse, tandis que la crise affecte la majorité de leurs familles, qui ne sont pas en mesure de les aider, souligne l’Unef.
En conséquence, le salariat étudiant est devenu la première source de financement des études, déplore le syndicat.
Près des trois quarts des étudiants (73 %) déclarent exercer une activité salariée (48 % il y a six ans), relève l’Unef, faisant le lien avec «le taux anormalement élevé d’échec universitaire».
Un étudiant salarié risque davantage d’échouer aux examens que s’il pouvait se consacrer totalement à ses études, fait-il valoir.
L’Unef réclame donc la mise en oeuvre «au plus vite» de l’allocation autonomie, promesse de campagne du président de la République, afin d’"endiguer la paupérisation des étudiants».
Il demande un doublement du budget des bourses, qui pourrait être financé par le redéploiement de la demi-part fiscale accordée aux familles qui ont un étudiant à charge.
Le gouvernement a revalorisé de 2,1 % les bourses existantes
Le coût de la rentrée universitaire 2012-13 est en hausse de 2,6 %, soit un bond de 50 % en dix ans, selon une enquête publiée lundi par la Fage, deuxième organisation étudiante.
En septembre 2012, un étudiant devra débouser en moyenne 2434,33 euros selon les calculs de la Fage.
Le logement pèse plus de 45 % des dépenses et ce poste a bondi de 63,5 % en dix ans, souligne le syndicat étudiant.
L’augmentation des frais fixes (frais d’inscription, ticket restaurant universitaire, Sécurité sociale) constitue une composante inacceptable de l’augmentation du coût de la rentrée, selon la Fage, qui demande au gouvernement de revenir sur ce choix.
Le diplôme, mince rempart face à un chômage des jeunes en constante progression, se transforme petit à petit en un rêve inaccessible, regrette l’organisation.
La Fage réclame la mise en place d’une Aide globale d’indépendance (AGI), regroupant les bourses sur critères sociaux et les aides au logement, octroyée sous conditions de ressources et en fonction des revenus propres de l’étudiant lorsqu’il est en rupture familiale.
Cette aide, financée essentiellement par la suppression de la demi-part fiscale, «permettra également de répondre aux difficultés financières des étudiants issus des classes moyennes, oubliés par le système actuel», ajoute l’organisation.